Les éditions de L'Abat-Jour font de l’anticonformisme leur marque de fabrique. En plus des romans et recueils, ils publient la revue littéraire et graphique L'Ampoule. Dont le 18ème numéro porte sur l’imaginaire et les univers singuliers. Un thème riche que j'ai eu la chance d'explorer avec l'écrivain Théo Castagné, en illustrant sa nouvelle L'homme pluriel.
Le récit suit ledit homme pluriel tandis qu'il navigue une soirée mondaine. Au grè de ses interlocuteurs il est tour à tour architecte, éditeur, patron d'un label... Il s'enivre de l'attention qu'on lui témoigne, jouit de l'admiration acquise à grand renfort de mensonges. Du moins jusqu'à ce que la soirée finisse par échapper à son contrôle.
La duplicité du personnage est représentée par les nombreux masques qui gravitent au-dessus de la chemise. Un vêtement en suspension, vide de tout habitant, aussi creux que les personnalités de l'homme pluriel.